Le drapeau américain brûle à Téhéran



Des dizaines de députés iraniens ont crié "mort à l'Amérique" après avoir enflammé un drapeau américain pour protester contre l'abandon par Donald Trump de l'accord sur le nucléaire. De son côté, le président du parlement annonce des mesures de représailles. Ali Larijani, président du parlement iranien : "La République islamique d'Iran les ramènera à la raison à coups d'actions nucléaires. Dans de telles circonstances, l'Iran n'a plus d'obligation à contraindre sa position nucléaire." Comme leurs dirigeants, les Iraniens condamnent la décision de Washington d'abandonner l'accord et de rétablir les sanctions économiques qui étaient suspendues. Un jeune homme interrogé à Téhéran : "On connaît les États-Unis. Ils ne respectent pas leurs promesses. L'accord leur a permis d'écouler leurs dollars chez nous, mais maintenant le cours du dollar va flamber. L'accord n'a pas amélioré nos conditions de vie, au contraire !" Une dame attablée à la terrasse d'un restaurant de Téhéran : "Négocier avec les États-Unis était une erreur, ils ne veulent rien d'autres que dominer le monde et décider de tout. Ils ont besoin de guerres : ils risquent la faillite s'ils ne vendent pas leurs armes." La rancoeur des Iraniens est d'autant plus forte qu'ils étaient déjà déçus. Un jeune homme interrogé à Téhéran : "La signature de l'accord n'avait rien changé alors rien ne nous inquiète. Je ne veux pas que nous négociions nos programmes de missiles et de défense. C'est notre droit inaliénable d'accéder aux technologies de pointe dans ce secteur." Dans cet accord conclu en juillet 2015, l'Iran accepte de limiter son programme nucléaire pour garantir son caractère pacifique. L'objectif de la France et des autres pays signataires est de tenter de sauver l'accord malgré l'absence des États-Unis.
{...} qu'on interroge et qu'on remue jusqu'au fond les Archives de France, et, de quelque façon que la fouille soit faite, pourvu que ce soit de bonne foi, la même histoire incorruptible en sortira. Victor Hugo