Déshérité, le cri de Jean-Michel Jarre



Avant l'affaire Hallyday et la succession compliquée du rockeur, il y a l'affaire Maurice Jarre. Après le décès du compositeur en 2009, sa fortune avait été cédée à son épouse via une structure juridique appelée "trust", et ce en vertu de la loi californienne. Ce vendredi 10 août, l'un de ses enfants, le tout aussi célèbre Jean-Michel Jarre, revient sur ce dossier dans les colonnes du Parisien Week-end. "Ma soeur Stéfanie et moi portons notre cas devant la Cour européenne des droits de l'homme, pour manquement au respect des droits de la famille et pour atteinte excessive à notre sécurité juridique", explique-t-il notamment au magazine, avant de justifier cette décision. "L'interdiction d'avoir accès, si on le désire, à une photo, à un effet personnel de son père ou de sa mère. Voilà ce qui est choquant", ajoute l'un des pionniers de la musique électro. Ce recours à la Cour européenne des droits de l'homme fait suite à la décision de la Cour de cassation, en septembre 2017, qui avait décidé de déshériter Jean-Michel Jarre et sa soeur, respectant ainsi le choix de Maurice Jarre de léguer sa fortune à sa dernière épouse. Nul doute que David Hallyday et sa soeur Laura Smet garderont eux aussi un oeil attentif sur ce dossier aux airs de déjà-vu.
{...} qu'on interroge et qu'on remue jusqu'au fond les Archives de France, et, de quelque façon que la fouille soit faite, pourvu que ce soit de bonne foi, la même histoire incorruptible en sortira. Victor Hugo